L’agro-écologie c’est quoi ?

Connaissez-vous l’agro-écologie ?

«Je souhaite engager notre agriculture sur la voie de la performance à la fois économique, environnementale et sociale. Je suis persuadé que nous pouvons et que nous devons faire de l’environnement un atout de notre compétitivité. C’est une dynamique qui repose sur la force du collectif, sur la richesse et la diversité de nos territoires, l’innovation et la diffusion des nouveaux savoirs et savoir-faire.  Nous allons positionner la France comme le leader de l’agro-écologie » . Voici les mots de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, sur l’agro-écologie el 18 décembre 2012.

Mais qu’est ce que l’agro-écologie ?

L’agro-écologie est une façon de concevoir des systèmes de production qui s’appuient sur les fonctionnalités offertes par les écosystèmes. Elle les amplifie tout en visant à diminuer les pressions sur l’environnement (ex : réduire les émissions de gaz à effet de serre, limiter le recours aux produits phytosanitaires) et à préserver les ressources naturelles. Il s’agit d’utiliser au maximum la nature comme facteur de production en maintenant ses capacités de renouvellement.*

L’agro-écologie est d’ailleurs l’un des objectifs fixés par l’union Européenne dans le cadre du paquet « Energie-climat » pour 2030, c’est-à-dire la réduction de gaz à effet de serre à hauteur de 40% et une efficacité énergétique de 30%.

*Source : agriculture.gouv.com

Pourquoi ce projet agro-écologique ?

Ce projet, présenté en 2012 par Stéphane Le Foll, est un « projet mobilisateur pour l’agriculture française ». Ce projet a pour but d’engager la transition vers de nouveaux systèmes de productions performants dans leurs dimensions économiques, environnementales et sociales.

Qui est concerné par le projet ?

Comme le relate le document d’agriculture.gouv, tout le monde est concerné par ce projet. Bien sûr les agriculteurs sont au premier plan, mais les opérateurs économiques, les instituts de recherche et de développement, la formation initiale et continue, tous les acteurs du développement agricole, les collectivités locales et évidemment l’État sont également concernés.

Le projet s’illustrera en plusieurs étapes :

  • Former les agriculteurs à travers le plan d’actions « enseigner à produire autrement »,
  • Développer et animer des projets collectifs,
  • Réduire l’utilisation des produits phytosanitaires : c’est la réduction de 50% du recours aux produits phytosanitaires (25% en 2020 et 25% supplémentaires en 2025),
  • Conseiller les agriculteurs,
  • Encourager l’agriculture biologique,
  • Diminuer le recours aux antibiotiques vétérinaires,
  • Enrichir les sols avec l’initiative 4 pour 1000 : cela vise à améliorer la teneur en matière organique et encourager la séquestration de carbone dans les sols. Ce terme correspond au taux de croissance annuel de 0,4% du stock de carbone dans les sols qui permettrait de stopper l’augmentation actuelle du CO2 dans l’atmosphère,
  • Encourager l’apiculture : les abeilles, acteurs clés de la biodiversité, sont des auxiliaires essentielles à l’agriculture. En butinant de fleurs en fleurs, elles pollinisent des plantes qui produiront graines et fruits pour notre alimentation quotidienne,
  • Utiliser l’arbre pour améliorer la production.

Source: Agro-écologie: produisons durablement. Agriculture.gouv.com

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